Jenny Salgado

alias J.Kyll

Suivez-moi...

Introduction:

Il chavire…

Et nul ne sait comment faire voguer ce navire

Il s’avère

Que pendant les cours de navigation

Les marins, aujourd’hui devenus capitaines,

Ont appris le rhum, l’opium et les sirènes

Et ont renié les lois de la gravitation.

Il chavire,

Et nul ne sait comment faire voguer ce navire

 

Qui tu suis ?

1ère bande-annonce de l'album ...Et tu te suivras

 

Images originales camera: Jenny Salgado

montage: Blaz, Jenny Salgado, André Courcy


 

La vitesse du son...

L'enivrance de l'eau

 

Richesses (reprise)

(Hommage à Félix Leclerc)

 

 

Muzion spectacle «L'Union fait la force» (2ième partie)

 

Le spectacle de la spéculation


Totalement saoulée de tous ces prétendus spécialistes qui se prononcent sur le pourquoi, le comment, la cause et l’effet, la reconstruction et l’avenir d’Haïti.

C’est le nouveau sujet à la mode pour les intellectueurs, pour les imprégneurs de théories pour perroquets, pour le spectacle de la spéculation.

A beau médire qui vient de loin !

Voici venir les médias. Voici le venin de l’immédiat.

Ils sont venus, ils ont vu mais ils n’ont pas vécu !


Moi qui suis d’origine haïtienne, moi qui connais relativement l’Histoire ou les histoires racontées par ma grand-mère patrie, moi qui entends parler et se battre ma famille vivant toujours là-bas, je n’oserais jamais me prononcer sur un sujet aussi complexe et diachronique. (Pardonnez-moi l’emploi de ce dernier mot. LOL ! Vraiment pas par prétention mais par simple souci d’exactitude dans l’abrégé. C’est l’effet de le Twitterisation et du «disposable thinking» Et là, j’ viens d’ vous rallonger ça un brin avec ce talkshit à la con… Anyway…)

Rien ne peut être expliqué avec justesse et intégralité sous l’étude d’un simple regard ou d’un singulier instant. Même pas cet instant lui-même ! Et pourtant…

Qu’est-ce qu’on entend profaner ! Trop souvent, trop de rhétoriques du vide profond et interminable, semblables à la bêtise assassine qu'on entend chialer à propos de tout et de tous ceux qu'elle ne comprend pas:

«Maudits itinérants qui salissent nos parcs ! Des bons à rien !»

Un instant !

C’est pas d’ la bourse-à-pasteur ! Voilà ce qu’on appelle manger la racine par le pissenlit.  Si ces gens sont seuls aujourd’hui, ils ont certainement déjà eu un toit. Et peut-être même déjà eu un TOI.

«#$%#$% de détenus ! Qu’ils crèvent en’dans !»

Un instant !

Avant d'être incarcérés, ça faisait combien de temps qu'ils crevaient déjà en'dans, le coeur sérré, comme t’en as souvent l’impression toi aussi ?

Tout l'monde fait son chiffre. Seul le temps connaît tous nos romans.

«@#%#$% de jeunes ados délinquants ! Y’ont pas d’avenir !»

Quel avenir leur as-tu laissé ? Quelle enfance leur a-t-on donnée ?

«Le Québec ! Ce sera jamais un pays ! C’est même pas encore un peuple !»

Un instant...

Et c’est comme ça qu’on garde aiguisés les longs couteaux de l'ignorance et de l'hypocrisie.

Haïti, c’est pas que ces bidonvilles, c’est pas Cité-Soleil. C’est ni la famille Doc, ni Aristide, ni Préval. C’est pas le colonisateur qui récolte sa dîme, ce n’est ni le fief, ni le vassal. Ce n’est pas l’homme blanc qui possède l’or de nos plages remplies de touristes assoiffés de bonheur et de chair noire. Ce n’est pas le Nègre, descendant de Louverture ni le Nègre de l’Oncle Sam, ni le grimo du silence des cases dans le creux de la nuit.

Ce n’est pas l’aide humanitaire ou internationale. Ce n’est pas le palais national et ce n’est certainement pas ce tremblement de terre, secousse de nos allégories.

Ayiti, c’est aussi l’Afrique, les Arawak, les Taïnos.

C’est Alexandre Dumas, le créole et la couleur de la francophonie. C’est Roland Morisseau, Serge Legagneur. C'est le Konpa, le Zouk. C’est le diri kole ak grio ak bannan peze, la soupe Joumou du 1er janvier, c'est notre festin au lendemain du souper du jour de l'an de nos maîtres qui ont laissé des restes...

C’est la rébellion, l’Indépendance, la révolution tranquille ou armée. C’est l’homme qui se tient debout ! C’est la Liberté qui ne veut plus jamais se taire !

Ayiti, c’est Mathieu Da Costa, c’est Aimé Césaire, c’est nos chemins de fers, c’est la légion #50. C’est nos manufactures, notre médecine, nos ingénieurs, nos professeurs.

C’est plus de 130000 Québécois ! C’est Dany Laferrière, Stanley Péan, Rodney Saint-Éloi, Émile Olivier, c’est Muzion, c’est vous, c’est moi, c’est nous !

C'est toute la généalogie de nos mémoires et de notre destinée.


Il a neigé à Port-au-Prince.

Cessons de tirer des balles.

Cessons nos balivernes.

Car ce n’est pas le mal qui hiverne

Sous les dédales de nos décombres

C’est notre printemps !

En’n baye li chenn !

Nous retournerons bientôt au bal

Sapés comme des altesses et des princes

‘Cause every man knows how to dance

Et le monde est un carnaval

Every man knows how to love !

Nous nous aimerons, sous le soleil blanc

Comme nous savons aimer dans l’ombre.


N’oublions pas ce que nous étions déjà hier et ne remettons pas à demain ce que nous devons être aujourd’hui.

Jenny Salgado


Ces Québécois venus d'Haïti

Apport des Haïtiens à la francophonie

 

World Wide State of Mind

Écoutez et downloadez la track audio ici:

Allez lire les paroles dans la section textes

 

Je n'suis pas l'autre, je suis toi.

«Lutte, Identité et survivance: L'expérience immigrante haïtienne à Montréal»

Extrait du 21ième Québec Winter Symposium présenté au Novotel Centre à Montréal par :

L'institut des études québécoises et The Center for the Study of Canada State University of New York.

J.Kyll et Imposs ont été invités comme conférenciers:


Merci à Ms. Amy Sotherden et au Dr. Christopher Kirkey de nous avoir invités et surtout, écoutés.

À bientôt.



 
Page 18 sur 18
JA slide show

J'suis sur Twitter

Connexion




Contacts

Pour informations, booking et relation de presse:
Les Productions J.Kyll
437 Boulevard Arthur-Sauvé (bureau 204)
Saint-Eustache, QC
J7P 2B3
Tel: (514) 436-7323
Courriel: info@jennysalgado.com

Label: Tacca Musique
4446 St-Laurent, bureau 801
Montréal, QC  H2W1Z5