Jenny Salgado

alias J.Kyll

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...donc, je suis

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Ça fait j’sais pas combien de partys consécutifs que j’me tappe depuis Noël.
J’constate à quel point je suis à un moment de ma vie où j’en suis révérencieusement détachée.
J’essaie de rester investie dans l’instant mais une part de moi, malgré moi, se tient à l’écart, à scintiller, à me miroiter, à sonder ma surface et interpeller ma profondeur.
Tu vois, c’est l’genre de situation où tu pourrais facilement t’épuiser à chercher à t’atteler, où tu pourrais même te perdre. Mais j’apprends que l’important, c’est le point d’ancrage. De garder le point de vue de la source.
Ce quelque chose en toi qui te dé-finit, à partir duquel tu tisses tes liens.


Science et spiritueux

J’observe dans l’party comment les gens se divisent en sous-groupes, en cellules d’intérêts communs.
Mon côté cynique n’a pu s’empêcher de penser au pattern de la bactérie. Puis j’me suis rappelée que même elle ne se divise pas pour se différencier et se détacher.
J’ai pensé virus, que la science ne s’entend même pas encore à savoir s’il est vivant ou non vivant.
Je dois l’admettre, dans cette chimie d’intempérance, certains iront jusqu’à pass out, perdre connaissance, certains préfèreront passer outre et feindre l’aisance puis d’autres, dont je fais partie, ont tendance à se camper dans l’errance, dans l’expérience abstraite.

Subitement, de nulle part, sans aucune explication, surgit un intervalle que certains qualifieraient de magique, où pour un instant, même bref, tous les gens dans la place semblent connectés parfois dans une quasi transe. C’est peut-être une conversation, une histoire, un éclat de rires, une chanson, une danse…et on se souvient de ce qui nous relie depuis si longtemps, en toute spontanéité.

Même dans les partys d’famille où chaque individu, comme chaque génération, tente tellement de se caractériser et se valoriser auprès des autres, si les liens sont serrés, viennent ces moments où on retourne dans l’passé, jusqu’aux naissances, aux expériences vécues ensemble, à notre fierté commune, à notre croissance véritable. C’est merveilleux. C’est absolument attachant.

Je nous souhaite à tous pour cette année et pour celles qui suivront, même quand on est divisés, de nous attacher à ce qu’il nous reste d’authentique, de naturel, de lumineux, de merveilleux, de palpable, de sensible, de certain…à l’amour en toute vérité.

Jenny

 

Le silence du trash

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altL’émission s’appelle « Tout le monde en parle » et le stunt de Gab Roy en a saisi plusieurs et a beaucoup fait jaser. Normal, il est invité.
Bien ! que j’me suis dit. Le débat peut être très intéressant et même nécessaire.
On va enfin pouvoir parler des limites et des fonctions du “populaire”, de ses moyens et ses outils de diffusion, de ce qui devrait être raconté ou dissimulé au public, de l’importance de ses mots d’ordre “cool, fun et sympathique”…bref, du contrôle de la pensée commune.

Beaucoup de bruit, de piaffements, de chevauchements sur le panel.
Beaucoup de colère et d’énervement. Compréhensible, mais ça, on l’avait déjà ressenti bien avant l’émission.
Que cherche-t-on en exposant l’histoire sur une telle tribune sinon d’avancer la réflexion un peu plus loin ? Car je suis d’accord que l’on soit à cheval sur des principes mais bordel, faut bien que la monture nous fasse avancer !
Dommage. Gab Roy s’est fait lancer tout un tas de premières pierres en public : “C’est mal ! C’est dégueulasse ! C’est d’la provoc ! Ta gueule pauvre con, nous sommes vexés !”
Certaines questions étaient posées mais sous tout le vacarme, on entend encore que le martellement de slogans museleurs de toutes parts, très peu d'explications (à part peut-être M.Jodoin), sans faculté de détails de la cause et de l’effet, sans discussion réelle…sans construction.

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Ça part en couille...

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Dans l'émission de Bazzo TV du 3 octobre 2013, Boucar Diouf s'est exprimé dans un édito très original mais qui, ma foi, est impossible à résumer. Écoutez-le sur le site de Télé-Québec ou en cliquant ci-bas sur l'image.

Mais c'qui a retenu particulièrement mon attention, c'est le moment où Boucar semble expliquer aux enfants d'immigrants qu'ils doivent se départir de l'idée de se présenter avec l'identité culturelle et le drapeau de leurs parents parce qu'ils sont d'abord et avant tout Québécois. Il semble dire que leur deuxième identité, celle du pays d'origine de leur histoire, pourra venir plus tard, s'ils en font le choix, évidemment.

alt

Boucar, l'histoire n'est pas un drapeau qui flotte ou qu'on a plié, qu'on laisse derrière soi et qu'on regarde s'éloigner dans le rétroviseur. Elle va toujours, qu'on le sache ou qu'on ne le sache même pas, qu'on l'ignore, qu'on la dédaigne ou qu'on la pleure, nous appartenir et nous habiter. Et ce, d'autant plus qu'elle est jeune et qu'on la souffre encore.
Qu'on souffre ce qu'elle était, ce qu'elle aurait dû être, ce qu'elle aurait pu être, ce qu'elle est encore ou ce qu'elle n'est plus.

 

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Emboîter l'pas

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http://www.jennysalgado.com/dessins/proletairegheist2.pngJ’voulais éviter de commencer ce billet en m’excusant de la longue absence de mes mots. J'vais pas commencer ça. Parce que ça ferait beaucoup trop de textes qui commenceraient par cette même excuse.

Et puis soit, j’me dis. Si c’est l’cas, ça donnera un style et c’est tout, non ?

 

Se fendre l’âme, se briser l’cœur, se casser la tête…c’est c’qu’ils disent, les artistes doués, quand ils parlent de mettre au monde leurs œuvres !

Moi, je n’suis qu’une femme qui sait, qui le sent dans ses guts que la plus grande des œuvres est de donner le jour.

Mais j’ai peur de la souffrance. Car le don est souffrant. Souffrant comme le jour qui l’accueille, un sourire en coin, en lui disant :

“Tu devras t’encastrer. On te dira que je t’appartiens mais tu devras m’encastrer, emboîter le pas.”

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Dark Girls

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Le documentaire “ Dark Girls ” qui a été diffusé récemment fait beaucoup parler dans les communautés noires partout dans l'monde.

Je l'ai regardé. Malheureusement, rien de nouveau sous l'soleil qui nous bronze tous (oui, les noirs aussi!) et cherche à éclaircir, à chaque levée, l'histoire en développement qu'on semble absolument vouloir garder sombre.

Pendant que certains s'insurgent contre le fait que des blancs se peignent encore la face en noir, pour rire, d'autres noirs payent très cher pour blanchir la leur. J'en reviens pas moi non plus qu'en 2013, il y ait encore des gens qui croient se valoriser en dénigrant leur propre nature.

Qui portent un masque pour se trouver beaux.

Qui portent des chaînes pour briller.

Qui s'agenouillent devant le maître...non, pire, qui s'accaparent du fouet pour se flageller eux-mêmes, de leur propre chef !

Ça me demande toute la force de mes ancêtres pour continuer le combat malgré tout car je constate que ce sont ceux pour qui tu te bats qui seront les premiers à renier LEUR nom...



Mal à ma culture (LIVE avec texte en sous-titre)


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Me relever à niveau

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http://www.jennysalgado.com/images/stories/photos/danse.png

«Hein ! Y doivent te payer beaucoup pour que t’acceptes de faire ça à chaque année !»


«Ça doit être comme monter un tit spectacle de maternelle, non ?»


«Ayoye ! Ça doit pas être évident ! Juste capter leur attention pour qu’y’écoutent…»


«Ouin… T’as comme pas l’choix de t’rabaisser à leur niveau…»



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Celui qui nous relira

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http://www.jennysalgado.com/dessins/reconnecter.png

J’constate qu’il n’y a plus d’intérêts pour les grandes histoires détaillées, prenantes et profondes, comme il n’y en a plus pour le livre, l’objet mythique, le feeling de la couverture que tu fais plier dans tes mains, l’odeur de l’encre amarrée au papier, de l’univers marginal qu’on transporte avec soi partout, du métro à la salle d’attente à la chambre à coucher à la toilette…

Désormais, voilà comment on parcourt une page : s’il faut scroller down plus que deux fois sans que rien ne te raccroche à l’élément déclencheur, c’est que la chute est trop longue. On passe à un autre appel.

 

L’urgence de dire a pris le dessus sur le développement des idées. Les proverbes vaudevillesques sur la pensée. Et l’expérience se résume en anecdotes triviales.

Ça fait que même moi, qui adore les mots et qui parle trop longtemps quand on m’donne un mic (même entre mes chansons sur un stage) j’en viens souvent à faire taire mes pensées, comme on chicane un gamin qui chiale au supermarché pour des bonbons quand on compte la commande à la caisse...

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