Jenny Salgado

alias J.Kyll

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3e édition du Festival Fro : On parle fort

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3ième édition du Festival Fro.
J’ai pas besoin de vous parler de tout le déroulement dans les moindres détails. Évidemment, c’était encore génial. Mais ça, depuis l’temps, vous le savez. Il faut être là.
M1 qui a été refusé aux douanes en arrivant ici ? Bof.
Ça non plus ce n’est plus une surprise. Politics as usual.“ Qui es-tu, pourquoi viens-tu, qu’emmènes-tu et que rapporteras-tu avec toi ? ”
Si chacune de tes réponses est réfléchie, conséquente et invulnérable, déjà, ne sois pas surpris de t’faire revirer d’bord.
Et alors ? On est à l’air du multi médiums. Ils ont allumé l’écran et…état d’âmes. Comme par magie, boom ! Tout l’monde écoute M1 en direct. Power on and on to the people…
Inspirante soirée d’empowerment.

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1er février 2014

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1er février 2014.
Ça fait un an que je blogue, donc je suis.
Bon, d’accord, j’aurais pu écrire plus souvent.
J’vous avais dit que ce n’était qu’un essai. Que je n’allais pas prétendre pouvoir garantir quelque forme d’existence que ce soit.
Un an plus tard, je comprends que les essais n’existent pas.

Je ne suis pas une personne de principes.
En fait, je ne suis qu’un seul principe : La causalité et c’est tout.
Tout geste ou non geste posé, même si tu tiens à l’appeler “essai”, entraînera un résultat donc à la fois une finalité en soi puis une nouvelle forme de potentialité.

J’aurais pu n’écrire qu’un seul texte dans toute cette année passée et de ce seul texte aurait pu naître une multitude de possibilités, de gens touchés, de mauvaises critiques, d’indifférences, de répercussions, d’offres, de partages, de silences, bref…ce texte aurait, à lui seul, marqué puis influencé toute l’animation de la suite de mon existence.
Même si cet essai m’aurait convaincue de ne plus jamais écrire quoi que ce soit, je devrais alors lui être reconnaissante de m’avoir entraînée vers d’autres formes d’expressions de mon individualité, d’autres façons de me succéder moi-même, de m’offrir à la cause et aux résultats.

On m’a proposé d’écrire dans un journal, on m’a proposé d’écrire des chansons, on m’a proposé d’écrire des discours, des scénarios, d’étudier mes textes et de les faire découvrir aux étudiants de diverses universités du Québec et d’Europe…
Si un essai n’est qu’une mise à l’épreuve, un avant-goût, un premier jet, alors je suis l’infini dans chacun de mes composants, un bouquet dans chacune de ses essences, les années lumières d’un faisceau dans chacun de ses rayons.
Ce fut une année féconde, toujours et à jamais en développement. Voyons qu’elles en seront ses suites, ses causes et ses effets.
Les essais n’existent pas puisqu’ils s’enchaînent et subsistent.
Je blogue parce qu’il s’en suivra encore…

 
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Ça fait j’sais pas combien de partys consécutifs que j’me tappe depuis Noël.
J’constate à quel point je suis à un moment de ma vie où j’en suis révérencieusement détachée.
J’essaie de rester investie dans l’instant mais une part de moi, malgré moi, se tient à l’écart, à scintiller, à me miroiter, à sonder ma surface et interpeller ma profondeur.
Tu vois, c’est l’genre de situation où tu pourrais facilement t’épuiser à chercher à t’atteler, où tu pourrais même te perdre. Mais j’apprends que l’important, c’est le point d’ancrage. De garder le point de vue de la source.
Ce quelque chose en toi qui te dé-finit, à partir duquel tu tisses tes liens.


Science et spiritueux

J’observe dans l’party comment les gens se divisent en sous-groupes, en cellules d’intérêts communs.
Mon côté cynique n’a pu s’empêcher de penser au pattern de la bactérie. Puis j’me suis rappelée que même elle ne se divise pas pour se différencier et se détacher.
J’ai pensé virus, que la science ne s’entend même pas encore à savoir s’il est vivant ou non vivant.
Je dois l’admettre, dans cette chimie d’intempérance, certains iront jusqu’à pass out, perdre connaissance, certains préfèreront passer outre et feindre l’aisance puis d’autres, dont je fais partie, ont tendance à se camper dans l’errance, dans l’expérience abstraite.

Subitement, de nulle part, sans aucune explication, surgit un intervalle que certains qualifieraient de magique, où pour un instant, même bref, tous les gens dans la place semblent connectés parfois dans une quasi transe. C’est peut-être une conversation, une histoire, un éclat de rires, une chanson, une danse…et on se souvient de ce qui nous relie depuis si longtemps, en toute spontanéité.

Même dans les partys d’famille où chaque individu, comme chaque génération, tente tellement de se caractériser et se valoriser auprès des autres, si les liens sont serrés, viennent ces moments où on retourne dans l’passé, jusqu’aux naissances, aux expériences vécues ensemble, à notre fierté commune, à notre croissance véritable. C’est merveilleux. C’est absolument attachant.

Je nous souhaite à tous pour cette année et pour celles qui suivront, même quand on est divisés, de nous attacher à ce qu’il nous reste d’authentique, de naturel, de lumineux, de merveilleux, de palpable, de sensible, de certain…à l’amour en toute vérité.

Jenny

 

Le silence du trash

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altL’émission s’appelle « Tout le monde en parle » et le stunt de Gab Roy en a saisi plusieurs et a beaucoup fait jaser. Normal, il est invité.
Bien ! que j’me suis dit. Le débat peut être très intéressant et même nécessaire.
On va enfin pouvoir parler des limites et des fonctions du “populaire”, de ses moyens et ses outils de diffusion, de ce qui devrait être raconté ou dissimulé au public, de l’importance de ses mots d’ordre “cool, fun et sympathique”…bref, du contrôle de la pensée commune.

Beaucoup de bruit, de piaffements, de chevauchements sur le panel.
Beaucoup de colère et d’énervement. Compréhensible, mais ça, on l’avait déjà ressenti bien avant l’émission.
Que cherche-t-on en exposant l’histoire sur une telle tribune sinon d’avancer la réflexion un peu plus loin ? Car je suis d’accord que l’on soit à cheval sur des principes mais bordel, faut bien que la monture nous fasse avancer !
Dommage. Gab Roy s’est fait lancer tout un tas de premières pierres en public : “C’est mal ! C’est dégueulasse ! C’est d’la provoc ! Ta gueule pauvre con, nous sommes vexés !”
Certaines questions étaient posées mais sous tout le vacarme, on entend encore que le martellement de slogans museleurs de toutes parts, très peu d'explications (à part peut-être M.Jodoin), sans faculté de détails de la cause et de l’effet, sans discussion réelle…sans construction.

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Ça part en couille...

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Dans l'émission de Bazzo TV du 3 octobre 2013, Boucar Diouf s'est exprimé dans un édito très original mais qui, ma foi, est impossible à résumer. Écoutez-le sur le site de Télé-Québec ou en cliquant ci-bas sur l'image.

Mais c'qui a retenu particulièrement mon attention, c'est le moment où Boucar semble expliquer aux enfants d'immigrants qu'ils doivent se départir de l'idée de se présenter avec l'identité culturelle et le drapeau de leurs parents parce qu'ils sont d'abord et avant tout Québécois. Il semble dire que leur deuxième identité, celle du pays d'origine de leur histoire, pourra venir plus tard, s'ils en font le choix, évidemment.

alt

Boucar, l'histoire n'est pas un drapeau qui flotte ou qu'on a plié, qu'on laisse derrière soi et qu'on regarde s'éloigner dans le rétroviseur. Elle va toujours, qu'on le sache ou qu'on ne le sache même pas, qu'on l'ignore, qu'on la dédaigne ou qu'on la pleure, nous appartenir et nous habiter. Et ce, d'autant plus qu'elle est jeune et qu'on la souffre encore.
Qu'on souffre ce qu'elle était, ce qu'elle aurait dû être, ce qu'elle aurait pu être, ce qu'elle est encore ou ce qu'elle n'est plus.

 

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