Jenny Salgado

alias J.Kyll

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En quelques mots...

La table des cravatés

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Invitée

À la table des cravatés

La tête lourde et le cœur rempli d’hélium

J’ai vu Hell

J’ai vu l’Homme

Crois-moi, t’es a genoux que tu sois croyant grave ou athée

Et ça riait à gorge déployée

Comme des patrons dans la gueule des employés

Pis moi ?

J’sais bien que j’étais sensée leur sourire, c’est clair.

Mais dis-toi que mes yeux aussi secs que mes dents lançaient des éclairs.


Encore sous l’effet des somnifères d’hier

J’me disais :

Nous savons qui nous sommes et c’que nous sommes venus faire !

Sur la table, des verres, une bouteille de champagne

Et un chèque.

Bang ! Tout le grotesque d’un gros test :

«Est-ce que tu te résignes et signes ?

Ou tu chanteras la bohème de la mort, à vie, comme en République Tchèque !

Et sous l’chèque, des lignes désignent mon échec.

Si leur contrat me fait chanter, est-ce que c’est moi que le public check ?

 

On va t'faire voir/Africa

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On va t’ faire voir ! (Tout s’ cashe)

Lève tes putains de mains dans les airs

Et crie comme si on te dit de te taire !

Demain, c’est aujourd’hui…


Le présent n’est pas une erreur

Et demain ne sera pas ma peur

Qui me dira comment faire pour taire le passé de mon cœur ?

Aujourd’hui

Ton passé t’évoque ou t’abolit ?

Man,

Quelle époque !

Est-ce que ton passé t’oublie ?

Ton fils cale son cours d’histoire

Toi, tu cours vers le paradis fiscal de la cour

Prends son bouquin

Et dis-lui d’où tu viens !

Dis-lui tout ce qu’on t’a appris

Dis-lui tout ce qu’on t’a pris !

A-t-il appris à jouer ?

Ou à déjouer ?

Apprendra-t-il à grandir ?

Ou à rester jeune ?

A-t-il appris à grandir,

Ou à se faire petit ?

À se remplir l’appétit

Ou respecter le jeûne ?

A-t-il appris à mentir ?

À répéter ce qu’on dit ?

Ou à s’affranchir,

Au-delà de tes gènes,

Au-delà de ta gêne

Et à rester lui-même !

Libre ! 


Tu ne me connais pas

Tu ne nous connais pas !

Qu’est-ce tu sais de moi ?

Tu ne nous connais pas !

Va t’ faire voir !

Sinon, on va t’ faire voir

Qui on est !

Tu ne me connais pas

Tu ne Nous connais pas !

Qu’est-ce tu sais de Nous ?

Tu ne Nous connais pas !

Va t’ faire voir !

Sinon, on va t’ faire voir

Qui On est !


Apprendre à faire du fric,

C’est plus important que la musique

Car le spectacle, c’est l’art plastique !

Ainsi font, font, font…

Les marionnettes font du cash.

Donne ta vie au Maître,

À la Main qui se cache

Pour braquer le présent au nom d’un meilleur lendemain

Yo, watch le back des gens qui ne te tendent pas les deux mains,

La rage de l’âge qui déloge le déluge d’un gamin,

La tempête d’un enfant qui mijote dans l’Ritalin

Comme des marques sous un gilet à manches longues en plein été,

Et la marque sur le gilet qui cache mes poches endettées

J’ veux qu’on m’ remarque

Sous mes gilets trop mornes

Et mes blues d’automne

Que nul ne dérobe

Pas même l’été…

Comme un chèque de BS

En dépôt direct dans mon compte à la caisse

Un premier du mois,

Un loyer pas payé mais bien noyé !

C’est la multiplication du pain et du vin à la messe !

Aujourd’hui, j’ mange avec les rois

Et la misère va me vouvoyer !

Tu peux rester mais tu vas me vouvoyer !

Tu peux rester mais tu dois me vouvoyer !

J’veux pas me cacher

Est-ce que vous me voyez ?

Faut que j’cash pour que vous me voyiez !


Tu ne me connais pas

Tu ne nous connais pas !

Qu’est-ce tu sais de moi ?

Tu ne nous connais !

Va t’ faire voir !

Sinon, on va t’ faire voir

Qui on est !

Tu ne me connais pas

Tu ne Nous connais pas !

Qu’est-ce tu sais de Nous ?

Tu ne Nous connais pas !

Va t’ faire voir !

Sinon, on va t’ faire voir

Qui On est !


Combien ça coûte, le profit ?

Tu ne crois pas que ça suffit ?

Tu ne crois pas que ça suffit ?

Au diable, la musique !

Ça prend des esclaves musclés pour labourer les champs du fric…

Mais quand ils se mettent à chanter des chants d’espoir, des chants de guerre

Ils se mettent à chanter des chants de fer, des chants de briques

Qui chantent que la misère aura au moins su nous unir

Des chants pour dire,

Des chants pour dire…

Que ça suffit !

On a décidé que ça suffit !

Aujourd’hui, on sait qu’il ne suffit

Que d’une chanson

Pour propager les plans de la rébellion

Ça suffit !

On a décidé que ça suffit !

Aujourd’hui on sait qu’il ne suffit

Que d’une chanson

Pour propager les plans de l’évasion !

Lève tes putains de mains dans les airs

Et crie comme si on te dit de te taire !

Lève tes putains de mains dans les airs

Et crie comme si on te dit de te taire !

Demain, c’est aujourd’hui

C’est aujourd’hui demain

Et demain est un autre aujourd’hui

Demain, c’est aujourd’hui

C’est aujourd’hui demain

Et demain est un autre aujourd’hui…


 

Africa

 

Hey, M. le professeur,

Est-ce que tu sais qu’en Afrique, y’a des enfants qui rient encore ?

Ils sont chanceux de ne pas savoir qu’ici, on danse

Ici, on danse !

Mais qu’on a leur rythme dans l’corps !

Même si on ne les paye pas pour leur musique

Comme les philosophes de la Grèce n’ont pas payé le peuple d’Égypte

Comme personne n’a payé pour le coton, l’or, l’uranium…

Demande sa main contre un diamant à une femme du Sierra Leone !


Personne n’a payé !

Pour les cales pleines des négriers

Pour toutes les forêts défrichées

Pour les cobayes du HIV

Personne n’a payé !

Pour le cannabis du Maroc

Ni sa passe au point de transit des armes à feu et de la drogue !

Personne n’a payé !

Pour le trafic d’hommes, le trafic d’organes

La prostitution d’enfants et de femmes

Et quand ils ont le sida

On envoie plein de capotes,

Des parrainages d’images

Et nos pilules périmées en stock !


Et là, les touristes prennent la fuite !

Et les dirigeants cachent le fric

Et tout le monde se moque bien de la suite

Tant qu’on pleurera l’Afrique…


Ils nous ont monté un gros show

Le show pour la sensibilisation

Où jouent les musiciens de toutes les nations

Où est Africa ?

Sauf Africa

Africa !

Demande aux kleptocrates du monde occidental

Qui offrent nos pays au FMI et à la Banque Mondiale

Africa,

Où est Africa ?

Qu’ont-ils fait d’Africa ?

Où est Africa ?

Ils nous ont monté en bateau !

Le bateau de la mondialisation

Que partagent les joueurs de toutes les nations

Sauf Africa…

Africa !

On a tous voulu croire en ceux qu’on a élus

Mais ils ont fait couler l’Or Noir, comme le sang dans les rues

D’Africa !

Où est Africa ?

Où est Africa ?

Où est Africa ?

 

 

Qui va te donner ?

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Qui va te donner ?

Imposs :

Défonce la porte !

On a assez sonné

Si y’a du beef, on va t’ l’assaisonner

Zonés,

La terre, on est assis sur elle

Entre ma vie virtuelle et spirituelle

Le rituel : Le rap

La jeunesse : On ne rit plus.

Quand ma vie s’arrête, mes paroles continuent

La vie, c’ t’une pute !

J’espère que la mort sera ma femme

Si je la trompe, tu recevras la visite de mon âme

Malheureux sont ceux qui partent âgés !

Si je t’offre ma liberté, voudras-tu la partager ?

J’ai le cœur lourd mais jeune

L’âge et l’expérience.

La révolution par la rue,

C’est moi qui la déclenche !


Refrain :

Personne ne va te donner la main !

Qui va te donner la main ?

Personne ne va te donner la main !

Qui va te donner la main ?

Tu sais qui je suis

Toi, tu suis quoi ?

Toi, tu suis toi

Tu suis toi !

Moi, je suis quoi ?

Je suis toi

Car nous sommes un !

Les mains en l’air!

Et tu te suivras…


Jenny :

Should we tell them to fire ?

Tous les enfants du quartier sont réunis

Should we tell them to fire ?

Tous les enfants du quartier ont des fusils

Est-ce qu’on leur dit de tirer ?

Est-ce qu’on doit leur raconter tout ce qu’on a perdu

Eske fo nou di yo tire ?

Est-ce qu’on doit leur raconter qu’on a perdu ?


Entassés comme des sardines

Dans des quartiers sordides

On souffre en sourdine

Et s’il faut qu’on s’en sorte,

Faut pas qu’on sorte dead !

Faut pas rester assis

Mis là, à simuler le bonheur

À s’immoler

À six milliards,

Ils ne peuvent pas tous nous assimiler !


Refrain :

A pa se de nou yap pale !

A pa se de nou yap pale !

A pa se nou kap pale

Se nou kap pale !

Al di moun yo konsa

Se konsa nou ye

Se konsa !

Yap fout konnen nou konsa

Nou pap jam bliye sa nou ye !

M pap lage ou, pa lage m !


-Kot moun yo ?

-Men moun yo…

Imposs et Jenny :

Si je sais qui je suis,

Je sais qui nous sommes.

Et je sais qui nous somme de les suivre à la somme.

Tu sais qui tu es

Tu sais qui tuer :

La partie de toi qui ne suit pas la somme.

On sait qui on est

On sait qui on nomme

Quand celui que l’on suit

Tout comme nous, n’est qu’un homme.

En somme,

Peu importe ce qu’ils veulent que tu fasses,

Son, c’est toi qui façonnes

La face de l’homme.


Refrain :

Personne ne va te donner la main !

Qui va te donner la main ?

Personne ne va te donner la main !

Qui va te donner la main ?

Tu sais qui je suis

Toi, tu suis quoi ?

Toi, tu suis toi

Tu suis toi !

Moi, je suis quoi ?

Je suis toi

Car nous sommes un !

Un !

Un !

A pa se de nou yap pale !

A pa se de nou yap pale !

A pa se nou kap pale

Se nou kap pale !

En nou di moun yo konsa

Se konsa nou ye

Se konsa !

Nap fout konnen nou konsa

Nou pap jam bliye sa nou ye !

M pap lage ou, pa lage m !


C’est ça la game.

 

 

World Wide State of Mind (paroles)

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World Wide State of Mind (Jenny Salgado)

On cherche tous la sortie

On veut tous être uniques

On veut tous voir le monde…

Mais ici,

On est tous assortis

On est tous trop pudiques

Et si on ne se parle qu’entre nous,

Qui va nous répondre ?

J’suis pas née dans l’ghetto pour apprendre à crever captive.

Qui s’aime se suive…


J’ai grandi dans ce rap de merde

Que j’aime comme un pays

D’où je m’exile parce qu’il ne peut pas m’payer

Et je n’ai plus qu’un seul drapeau en berne ;

Lorsque ton cœur te parle, tu obéis.

Je n’appartiens

Ni à rien ni à personne

La servitude est le pire des outrages

Ni la solitude ni la mort ne m’impressionnent

Mais quelle patrie garde son peuple en otage ?

Y’a plus aucune loi qui m’gouverne

Plus de langue, plus d’accent, plus de slang

Que le sang dans mes veines

Que le son, que la scène

Que l’obscène qu’on absout

Dès que les sous sont lancés dans l’enceinte...

Douce absence!

L’absinthe délie mes sens

J’accepte ma quintessence

Et je brille 

Comme si j’étais enceinte!

Déshabillée,

J’enfante mon règne.

Et toi tu m’parles d’hier

Comme si c’ moment s’ajourne

Tu m’ parles de fashion

Tu bash ma classe ouvrière

Tu me demandes où j’erre ?

Dans la langue de Molière

L’Amour en bandoulière

Je suis noire comme Bashung

Qu’on me disperse !

Qu’on me disloque !

Qu’on me dise merde ou qu’on me dise merci

Ça fait dix ans que j’rap

So what the fuck ?

Tu t’rappelles de Muzion ?

On était trois

Maintenant j’suis solo et je suis ce que tu vois

Je suis ce que tu crois

Je suis ce que je crois...

Car c’est seul qu’on suit son chemin d’ croix

 
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